Chiffres clés

Des besoins liés au rythme des saisons

854 000 contrats ont été signés en 2014, dont 45 % en viticulture. Un chiffre en légère baisse chaque année malgré le besoin récurent de main d’œuvre, sur les exploitations agricoles, pour des travaux de cueillette, de conditionnement, d’arrachage, de coupe ou de taille. Des besoins qui peuvent aussi être liés aux fêtes de fin d’année.

D’une manière générale, l’emploi saisonnier est localisé dans les grandes régions arboricoles et viticoles, telles que l’Aquitaine, la Champagne-Ardenne ou le Languedoc-Roussillon.

La main d’œuvre saisonnière représente près de 70 % de l’ensemble des salariés agricoles en nombre, mais seulement 22 % du volume de travail, au regard du nombre total de salariés agricoles.

La viticulture : 1er employeur

Avec presque 45 % de l’emploi saisonnier, ce secteur est le premier employeur de main d’oeuvre saisonnière. Par ailleurs, 336 000 contrats ont spécifiquement été signés pour les vendanges.

Type particulier de contrat saisonnier, le contrat vendange permet de recruter un salarié dont les taches vont des préparatifs, jusqu’au rangement du matériel. Il autorise les personnes en congés payés et les agents du public, à travailler.

Des travailleurs occasionnels…

Plus de 40 % des saisonniers ont moins de 25 ans. Il peut s’agir pour certains d’un job d’été ou d’un complément de revenus. Cette catégorie de saisonniers compte beaucoup d’étudiants ou encore, de personnes sans activité professionnelle régulière qui recherchent
une couverture sociale ou une rémunération d’appoint.

Tous secteurs confondus, la rémunération moyenne est de 10,70 € de l’heure. Les travailleurs saisonniers en agriculture sont majoritairement des hommes (60 %).

... aux saisonniers fidélisés

Pour d’autres salariés, c’est une activité à part entière. Il existe un nombre relativement important de véritables saisonniers professionnels, désireux de conserver ce type d’activité, à condition toutefois que les périodes de travail se cumulent sur l’année, pour leur permettre d’avoir des revenus suffisants.

Pour faciliter les recrutements de saisonniers, la formation peut être un plus, notamment pour des personnes en recherche d’emploi. Elles peuvent ainsi s’ouvrir à l’agriculture. Dans la Vienne, les candidats à l’emploi saisonnier peuvent bénéficier de formations qualifiantes et passer différents CACES, indispensables à leur sécurité et à la bonne maîtrise de leurs savoir-faire sur une exploitation agricole.

Et pour le logement ?

Si la majeure partie des saisonniers réside à proximité de leur lieu de travail, la question du logement est un frein à l’emploi pour ceux qui viennent d’autres régions.

Des initiatives collectives existent : hébergements dans des campings avec structures d’accueil dans la Vienne, autorisation d’installation d’hébergements légers sur les exploitations arboricoles du Limousin ou encore ouverture d’internats pendant les vacances scolaires dans les Landes.

Cependant, de nombreux saisonniers doivent faire preuve d’autonomie pour trouver un hébergement. C’est ainsi que certains sont des itinérants.

Pérennisation des emplois grâce à l’expérience et la formation

Ces emplois saisonniers permettent d’acquérir un réel savoir-faire en production agricole. Cette expérience pourra être ensuite valorisée et servir de tremplin, pour accéder à un emploi stable.

Par ailleurs, pour sensibiliser les saisonniers aux perspectives d’emploi et de carrières offertes par le secteur agricole, des actions de découverte des métiers et des formations sont entreprises par le réseau de l’ANEFA avec les acteurs de l’emploi et de la formation agricole, dans différentes régions. En Limousin ou en Poitou-Charentes par exemple, chaque année, plusieurs dizaines de personnes trouvent ainsi une solution en termes d’emploi ou de formation.

Données MSA 2014

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