Bernard Gardès, nouveau Président de l'ANEFA

Bernard Gardès, nouveau Président de l'ANEFA

18/07/2016

3 questions à Bernard Gardès, nouveau Président de l’ANEFA
 

Le 6 avril 2016, l’ANEFA a procédé au renouvellement de son bureau. Respectant la logique paritaire, Bernard Gardès du collège salarié (SNCEA - CFE CGC agro) a été élu, Président de l’ANEFA, succédant ainsi à Gilles Duquet, du collège employeur (FNSEA).
 

Vous avez fait carrière dans l’enseignement agricole. Quel a été votre parcours ?

Mes parents avaient une exploitation agricole à laquelle participait une main d’œuvre familiale importante dont je faisais partie. Mon frère reprenant l’exploitation familiale, j’ai continué à faire vivre ma motivation pour l’agriculture, en suivant des études agricoles.

Je me suis ensuite engagé dans les Maisons Familiales pour partir dans des pays en développement. Ce qui m’a permis de participer à des actions de développement agricole à l’extérieur de la métropole pendant 8 ans. J’ai continué ma carrière au service des jeunes et des territoires ruraux comme Directeur de Maison familiale rurale.

Comment attirer les jeunes vers les métiers salariés de l’agriculture ?

Je pense qu’il faut démontrer qu’il est possible de faire carrière en agriculture, comme salarié(e).

Ces métiers sont de vrais métiers demandant de réelles compétences, chacun(e) peut s’y épanouir et prendre des responsabilités. Il faut reconnaitre ceux qui s’y engagent et les valoriser.

Lorsqu’en 2004, j’ai rejoint le SNCEA[1] (CFE CGC agro), je me suis rendu compte que l‘encadrement dans les entreprises agricoles tenait une place importante dans de nombreuses productions et que ces métiers étaient peu connus.

Aujourd’hui, avec l’agrandissement des exploitations et le recul très net de la main d’œuvre familiale, nombre de chefs d’exploitation doivent recruter des collaborateurs pour faire face à la charge de travail mais aussi pour intégrer de nouvelles compétences dans leurs entreprises. Cette présence humaine va soulager les exploitants de certaines taches ou responsabilités mais aussi ramener de l’humain dans les exploitations où l’on souffre souvent de solitude.

Le développement de l’apprentissage est, de par mon expérience, une bonne approche pour intégrer de futurs salariés tant pour le salarié que pour l’employeur.

L’ANEFA peut-elle devenir référente en matière d’emploi et de formation en agriculture ?

Avec le Conseil d’administration, nous travaillons, depuis deux ans déjà, sur le renforcement du réseau ANEFA, ce qui a abouti à l’établissement d’une convention d’adhésion.

En même temps, suite à la réforme territoriale, nous accompagnons nos structures à une nouvelle organisation régionale.

A l’instar du dialogue social en France, l’ANEFA est forte d’une légitimité paritaire en agriculture. Je crois que l’ANEFA doit devenir le 1er réseau emploi-formation en agriculture.

 

Contact : presse@anefa.org – 01 46 07 37 25

 

A propos de l’ANEFA

L’Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture a été créée en 1992. Cogérée par les syndicats employeurs et les syndicats de salariés, elle met en œuvre les décisions de la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi (CPNE) en agriculture.

Elle a pour objectifs de promouvoir les métiers et les formations de l’agriculture, de développer l’emploi agricole et d’informer sur les besoins en recrutement de salariés agricoles. En plus de la Bourse de l’Emploi, parmi ses réalisations : le guide des métiers de l’agriculture, une campagne pour l’emploi saisonnier, la coordination de l’Espace emploi-formation au Salon International de l’Agriculture.

 


[1] Syndicat National des Cadres d'Entreprises Agricoles, syndicat spécifique de la CFE CGC agro, représentatif des cadres et salariés responsables, issus de la production agricole et de ses services connexes.

 

Partager sur

Partager par mail

Imprimer