Agent forestier sylvicole

L’agent sylviculteur met en place et entretient les peuplements, des plantations jusqu’aux premières éclaircies, en vue de les valoriser. Il s'occupe des plantations, des dégagements de semis, du débroussaillement et réalise des travaux de reboisement, d'élagage, d'aménagement et d'équipement de la forêt.
Il travaille dans des entreprises de travaux forestier, à l'ONF ou chez des propriétaires forestiers.

Autres dénominations : Opérateur sylvicole

Témoignages

En quoi consiste votre travail ?
Pendant une quinzaine d’années, j’ai été bûcheron manuel dans une entreprise de travaux forestiers. Puis j’ai suivi une formation de 6 mois en abattage mécanisé pour devenir conducteur de tête d’abattage dans cette même entreprise. Je conduis une machine qui abat des pins maritimes, enlève les branches et découpe les troncs en fonction de la destination du bois : ameublement, parquet, palettes, pâte à papier, etc. La machine est pilotée par informatique. Avec moi, un autre salarié débarde le bois découpé.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?
J’ai toujours aimé travailler en forêt. C’est un métier solitaire mais je suis entièrement autonome et responsable de ce que je fais. Je passe mes journées à l’intérieur d’une machine mais c’est confortable.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
Il faut d’abord avoir de bonnes bases en bûcheronnage manuel et bien sûr aimer travailler dehors de façon solitaire. Il faut aussi être un peu mécanicien pour faire face aux petites pannes. Et ne pas oublier que l’on conduit une machine qui a un coût élevé, c’est une responsabilité.

Alcides TAVARES LOPES
Bûcheron-Conducteur de tête d’abattage dans les Landes (40)

Activités

L’agent sylviculteur met en place les peuplements :

  • Il effectue les plantations en espaçant les plants selon une distance prédéfinie et en ligne pour faciliter l’entretien et l’exploitation.
  • Il protège les arbres contre le gibier, individuellement par les filets ou collectivement par la pose de clôture, autour des parcelles.

L’agent sylviculteur entretient les peuplements :

  • Il contrôle l’enherbement. Il débroussaille, surtout lorsque les peuplements ne sont pas accessibles aux engins mécaniques.
  • En régénération naturelle, il identifie les semis de qualité et les dégage de la concurrence par éclaircie.

L’agent sylviculteur réalise la taille et l’élagage :

  • Il taille les feuillus en vue de leur donner la rectitude nécessaire à la réalisation de l’objectif économique et d’en faciliter l’entretien.
  • Il éfourche les arbres afin de leur permettre de croître en hauteur.
  • ​​Il élague, c’est-à-dire dépouille les arbres des branches superflues sur une hauteur déterminée, jusqu’à 8 mètres, selon l’âge du peuplement pour produire du bois sans noeud.

L’agent sylviculteur peut également être amené à entretenir des sentiers et à effectuer des travaux d’aménagement et d’équipement de la forêt : routes forestières, drainages de fossés, terrassement.

Conditions d'exercice

L’agent sylviculteur travaille dans des pépinières forestières, des entreprises de travaux forestiers, des coopératives forestières ou à l’Office National des Forêts (ONF). Exerçant en milieu extérieur, il se déplace quotidiennement. Ses horaires sont variables et plus matinaux l’été. Ses activités sont saisonnières, liées au cycle de la nature et aux types de travaux (les plantations ne s’effectuent pas l’été, par exemple). Il travaille sous l’autorité du chef d’équipe, du chef d’entreprise ou du technicien forestier.

Compétences et qualités

L’agent sylviculteur doit savoir utiliser l’ensemble du matériel forestier tels que : échenilloire (perche d’élaguage), tronçonneuse… Il maîtrise les techniques de débroussaillage, les plantations et le bûcheronnage, ainsi que l’entretien et les réparations courantes des outils utilisés (affûtage des lames par exemple). Il reconnaît les végétaux. Il sait calculer un volume d’arbre, la densité d’un peuplement, la surface d’une parcelle. Il est capable de s’orienter sur une carte. Il est également endurant pour supporter le travail physique. Enfin, il est réactif face aux différentes conditions de travail (climats, reliefs…).

Perspectives d'évolution

  • L’agent sylviculteur, après une formation complémentaire, pourra devenir bûcheron ou grimpeur- élagueur.
  • Avec une capacité d’encadrement de personnel, le poste de chef d’équipe lui sera accessible.
  • L’approfondissement de ses connaissances, allié à des compétences en économie et en gestion d’entreprise, lui permettra de s’installer comme exploitant forestier ou entrepreneur de travaux forestiers.

Contact

Forestiers privés de France
www.foretpriveefrancaise.com

 

Office national des forêts (ONF)
www.onf.fr

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