Responsable d'élevage équin

Employé dans un élevage de taille importante, ou installé à son compte, le responsable d'élevage équin entretient les équidés (juments, poulinières, étalons...).
Il fait naître et élève les poulains jusqu’à leur mise en marché au regard de la stratégie de vente choisie (viande, loisir, travail, compétition, course). La valorisation de la production est recherchée au niveau de chaque activité d’élevage.

Autres dénominations : Responsable d’élevage d’équidés, Éleveur de chevaux/poneys/poulains, Éleveur en production équine, Producteur de viande équine.

Témoignages

Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers cette filière ?
Je n’ai pas de formation à l’élevage équin puisque je travaillais dans une société d’informatique dans la région parisienne. Mais j’ai toujours aimé les chevaux et j’avais 2 poneys pour le plaisir. Puis, j’ai eu l’opportunité de racheter 17 poneys de race Welsh à l’éleveur qui avait fait naître ces 2 ponettes. J’ai développé cet élevage et me suis installé définitivement sur une exploitation en Bourgogne.

Quelle est votre activité ?
L’élevage compte 70 poneys dont une trentaine de reproductrices. Il consiste à faire naître les poulains, à les élever, puis à les vendre pour du saut d’obstacle ou du concours complet. Les cavaliers sont surtout des enfants ou des adolescents. Plusieurs poneys sont également confiés par contrat à des cavaliers qui les utilisent en compétition.

Qu’appréciez-vous le plus dans ce métier ?
C’est un métier de création, d’autant plus passionnant que l’on s’adresse à des enfants. Nous devons sélectionner les animaux sur leur potentiel sportif, mais aussi sur leur mental et leur comportement. Il faut aussi gérer l’élevage comme une entreprise en constante évolution et savoir faire beaucoup de choses : soigner et nourrir les poneys, mais aussi entretenir les bâtiments ou poser des clôtures.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
Il faut une bonne formation de base, au moins le Bac, et bien sûr être passionné par l’élevage, mais aussi avoir beaucoup de patience. Il faut 5 à 6 ans avant de voir les rentrées financières de son travail. Enfin, ne pas oublier qu’en élevage, on ne compte pas son temps et que beaucoup de choses s’apprennent sur le terrain.

Philippe REVERDY
Responsable d’élevage équin en Côte d’Or

Activités 

Le responsable d’élevage équin assure la conduite technique et économique de l’élevage.

  • Il définit les objectifs de production et organise l’élevage en conséquence.
  • Il sélectionne les équidés selon les critères de performance recherchée (viande, qualité de déplacement, aptitudes sportives...).
  • Il gère l’alimentation du cheptel (calcul des rations alimentaires, approvisionnement des stocks...).
  • Il assure la reproduction et le poulinage (détection des chaleurs, suivi des saillies, gestation, mise bas...).
  • Il effectue les soins courants aux animaux (pansage, traitements antiparasitaires...).
  • Il réalise l’éducation des équidés (approche, mise du licol, tenue à la longe, mise de la selle...).
  • Il effectue le nettoyage des box. Il gère le système fourrager (pâturages et/ou production de fourrages).
  • Il produit les céréales nécessaires à l’alimentation du cheptel.
  • Il réalise des bilans techniques et économiques de l’activité à partir des enregistrements de suivi de l’élevage (races, origine, carnet de santé...) afin d’améliorer la rentabilité de l’élevage.

Le responsable d’élevage équin assure la commercialisation des équidés produits.

  • Il contribue à élaborer une stratégie de vente et conduit des actions de promotion pour faire connaître son élevage.
  • Il organise et réalise la vente des équidés (évaluer son produit, définir un prix, détecter les clients).
  • Il participe à des concours, salons, foires, ventes aux enchères.
  • Dans des élevages de taille importante, le responsable d’élevage équin encadre du personnel.

Conditions d'exercice

La majorité de son travail est réalisé en plein air. Il est amené à se déplacer fréquemment notamment en fin de semaine pour valoriser ses produits (concours, salons, ventes aux enchères...). Lors de la période de reproduction des équidés de février à août, l’activité est intensifiée. Durant cette période, il peut être fait appel à de la main d’oeuvre saisonnière sur des fonctions de soigneur.

Compétences et qualités 

Au-delà de la maîtrise de l’ensemble des activités liées à la conduite de l’élevage, et afin d’assurer la rentabilité de l’élevage, le responsable d’élevage équin doit maîtriser la commercialisation des produits. Il possède un savoir-faire approfondi en génétique, enrichi par une veille permanente dans ce domaine. Il dispose d’un goût et d’une bonne connaissance de l’animal accompagnés d’un sens aigu de l’observation. Il est capable d’analyser, d’évaluer les résultats et de définir des axes d’amélioration. Parallèlement à la disponibilité nécessaire à l’exercice du métier, le permis poids lourd est indispensable afin d’effectuer le transport des animaux. 

Perspectives d'évolution 

Le responsable d’élevage équin peut diversifier ses activités et responsabilités par le développement de métiers en lien avec le monde du cheval tels que étalonnier, inséminateur, marchand de chevaux, guide de randonnée, responsable de centre équestre.

Contact

Equiressources
www.equiressources.fr

En savoir plus

Fiche ROME n°A1407 du Pôle emploi www.pole-emploi.fr

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