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Emploi
25 Avril 2016

Un salarié d'élevage est aujourd'hui un technicien d'exploitation agricole [Dossier 3/4]

Aujourd’hui, le secteur de l’élevage recrute des agents d’élevage ou plutôt, des techniciens d’élevage, qu’ils soient dans le secteur bovin ou porcin, voire même des responsables d’élevage ou des seconds d’exploitation, à défaut d’associés.

Des exploitations agricoles compétitives grâce aux salariés

Les éleveurs peuvent trouver des solutions dans des formes sociétaires (GAEC) mais aussi dans l’emploi de salarié et ce, malgré le coût. «Le coût net d’un salarié est beaucoup plus bas que son coût réel en raison de son impact sur le résultat, qui entraine une baisse de charges sociales» argumente  Emmanuel Beguin, Chef de service à l’Institut de l’élevage. L’embauche d’un salarié apporte également une plus-value : «un effet sur le revenu, en améliorant l’efficacité économique de l’exploitation» complète-t-il.

Salarié d'élevage, un métier recherché

Les éleveurs recherchent des profils qualifiés : des personnes maîtrisant les gestes techniques et toutes les connaissances autour du métier. À ce propos, Gilles Burel, Conseiller emploi à l’AEF Finistère, aime rappeler «qu’en agriculture, on ne manque pas de bras, mais de cerveaux». Or, ces profils ne sont pas si évidents à trouver.

Dominique Ollivier, éleveur dans le Finistère, avec 90 vaches laitières, reconnait qu’il a eu des difficultés à trouver son technicien d’élevage : «J’ai mis du temps à recruter car peu de candidats rassemblaient les compétences que je recherchais». «Ces difficultés sont accentuées si les éleveurs recrutent eux-mêmes, en définissant mal leur besoin» constate Emmanuel Beguin.

Compétences techniques appréciées en élevage

Les éleveurs apprécient les compétences liées à l’équipement et au matériel nouvelle génération, à l’approvisionnement, aux normes environnementales, à la génétique... acquises par le biais de formations spécialisées. Valérie Heyser, Conseillère emploi / formation à l’AEF Ille-et-Vilaine rappelle continuellement que «l’accès aux métiers de l’élevage porcin où, les contraintes sanitaires sont particulièrement fortes, ne se fait pas sans formation adéquate».

Embaucher un salarié pour rester compétitif

La gestion de l’exploitation est devenue primordiale. «Je dois pouvoir compter sur mon salarié. Je ne peux pas me permettre d’écart, pour rester compétitif» poursuit Dominique Ollivier. Le métier d’éleveur évolue ainsi vers de «l’agri-management » comme l’évoque Emmanuel Beguin, « mais tous n’ont pas ces compétences managériales».

Noémie est une jeune salariée en élevage laitier (Loire-Atlantique) qui a trouvé son emploi en 15 jours, grâce à la Bourse de l'emploi de l'ANEFA, suite à une 1ère expérience professionnelle dans un ranch aux États-Unis. Noémie est passionnée par les chevaux : elle pratique l'équitation western et travaille le bétail à cheval.

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