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22 Avril 2016

La formation continue pour plus de qualifications dans les métiers de l'élevage [Dossier 4/4]

Le niveau de diplôme des élèves de l’enseignement agricole est, aujourd’hui, un facteur qui influe sur l’insertion au travail. Même si le baccalauréat professionnel n’est pas en reste, d’après le Ministère de l’agriculture9, 80 % des élèves de BTS, spécialisés en production agricole, sont ainsi dans l’emploi, 7 mois après l’obtention de leur diplôme.

Des formations intiales...

Philippe Tapin, du Pôle développement de l’Union nationale des Maisons familiales rurales, recommande ainsi, un BTS Productions animales, complété d’une spécialisation (CS) ou suivi d’une licence pro : « une valeur ajoutée sur le marché du travail par rapport au baccalauréat professionnel ».

Par ailleurs, pour que la formation initiale des jeunes soit toujours adaptée et qu’ils restent opérationnels, le référentiel de formation évolue en permanence. Parfois même, des initiatives locales existent, en complément. Philippe Tapin donne l’exemple de la MFR de Cateau-Cambresis dans le Nord où « les élèves de BTS Productions animales sont initiés à l’insémination animale ou à la vente directe ».

... ou continues

Les compétences peuvent s’acquérir par des formations pour adultes, comme celle spécialisée en élevage laitier, menant à un Contrat de Qualification Professionnelle (CQP), au CFPA de Montebourg. Cette formation débouche sur un CDD de 6 mois d’Agent de remplacement pour valider le CQP. «9 personnes viennent de rentrer en formation, en janvier 2016, avec des profils Bac CGEA10, BTS Production animale» indique Nadège Gauthier, gestionnaire de la Bourse de l’emploi ANEFA dans le Calvados.

« Certains ont peu d’expérience et souhaitent travailler en élevage, suite à une déconvenue sur des postes de technico-commercial, voire même d’agent d’élevage où le manque d’expérience n’a pas permis de poursuivre le contrat» justifie-t-elle.

Les nouvelles compétences sont un passeport pour l’emploi

Au Centre de formation des métiers de l’élevage bovin ou porcin, de Canappeville, dans l’Eure, tous les publics peuvent suivre des formations qualifiantes, comme le BPREA11, ou des spécialisations. Le centre est, d’ailleurs, pionnier dans l’installation d’un robot de traite, en complément d’une salle de traite classique. Les stagiaires se forment, ainsi, aux nouvelles pratiques d’élevage : se servir d’automates, piloter des capteurs, étalonner régulièrement et surveiller mécaniquement gérer et analyser les données, les alertes... .

« 96 % des formés trouvent un emploi dans les 3 mois qui suivent la formation» annonce Amédée Hardy, Directeur.

Des formations pour une reconversion

En Ille-et-Vilaine, pour répondre au besoin récurrent de main d’oeuvre en élevage porcin et face au manque de personnes formées dans ce secteur, la profession initie, depuis plus de 10 ans, un parcours professionnel en élevage porcin, baptisé « parcours porc ». Organisé par l’AEF, cette action permet, sur 8 mois, à des demandeurs d’emploi, de découvrir les métiers de la production porcine, par une période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), puis de se former, avec un contrat d’embauche à la clé. «En 2014-2015, sur les 13 demandeurs d’emploi ayant suivi ce dispositif, 9 d’entre-eux travaillent dans un élevage porcin, sur des postes à pourvoir» se félicite Valérie Heyser.

 

 

Les techniques de traite robotisée sont, aujourd'hui, des compétences supplémentaires pour un emploi dans le secteur de l'élevage, selon Amédée Hardy, Directeur du Centre de formation des métiers de l’élevage bovin / porcin de Canappeville.

(9) Insertion scolaire et professionnelle à court terme des sortants de l’enseignement technique agricole - Enquête 2015.
(10) Conduite et gestion de l’exploitation agricole.
(11) Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole, qui permet d’exercer une activité de salarié qualifié et d’acquérir la capacité professionnelle nécessaire à l’installation en agriculture.

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